Box du mois

Box de Novembre 2025 — Beaujolais à l'honneur

Novembre, mois des brumes et des feux de cheminée. C'est aussi le mois où le Beaujolais reprend ses droits — pas celui du troisième jeudi qu'on n'a jamais vraiment aimé, mais celui des vignerons qui travaillent à l'ancienne, à la vigne comme en cave, pour donner au Gamay toute la noblesse qu'il mérite. Ce mois-ci, la Box JusdelaVigne part vers le Sud de la Bourgogne, dans ces collines granitiques et calcaires où le raisin se fait velours.

Alexis de Benoist — Beaujolais AOC

Alexis de Benoist est l'un de ces vignerons discrets qui préfèrent laisser parler leurs bouteilles. Installé en Beaujolais, il travaille ses parcelles en agriculture biologique, avec une attention constante portée au fruit et à la vitalité du Gamay. Pas de recette miracle, pas de chimie : juste du soin à la vigne, une vinification propre et respectueuse du raisin.

Son Beaujolais AOC, c'est ce qu'on appelle un vin de plaisir immédiat — mais un plaisir qui ne sacrifie rien à la profondeur. Le nez s'ouvre sur des fruits mûrs compotés, cerise kirschée, une pointe de poivre. En bouche, c'est charnu, velouté, avec une matière généreuse que les 12,5° portent avec légèreté. Un Gamay dans toute sa sincérité. À table, on l'imagine volontiers face à une terrine de campagne, un pâté en croûte bien beurré, ou une belle planche de charcuterie. Cette bouteille entre dans la Box parce qu'elle représente ce que le Beaujolais a de meilleur quand on lui laisse la parole : un vin vivant, gourmand, sans artifice.

Domaine des Moriers — Fleurie AOC, Arnaud Combier

À Lancié, au cœur du cru Fleurie, Arnaud Combier conduit le Domaine des Moriers avec une conviction ferme : le terroir, et rien d'autre. Ses vignes sont travaillées sans intrants, ses fermentations se font aux levures indigènes — ces levures sauvages présentes sur la pellicule du raisin, qui expriment mieux que quiconque le caractère d'un lieu. Pas de soufre ajouté, ou presque. Un vin vivant, au sens propre.

Son Fleurie est une leçon de grâce. Le nez est d'une élégance rare : forêt noire, cerise fraîche, pivoine en fleur. On est loin des Beaujolais lourds ou technologiques — ici c'est soyeux, aérien, d'une finesse qui rappelle parfois les Bourgognes de la Côte. La bouche suit avec la même cohérence : du fruit, de la tension, une longueur florale qui persiste. À 13°, il a du corps sans jamais peser. Idéal sur un poulet rôti aux herbes, une charcuterie fine, ou même — surprise — un poisson fumé. Cette cuvée entre dans la Box parce qu'elle incarne ce que la biodynamie et le travail sans compromis peuvent donner au Gamay : un vin de terroir, singulier, mémorable.

La Box de novembre en quelques mots

Deux Gamay, deux expressions du Beaujolais : l'un généreux et charnu chez Alexis de Benoist, l'autre floral et soyeux chez Arnaud Combier. Ensemble, ils dessinent un portrait complet de ce cépage trop souvent sous-estimé. Une sélection pensée pour les longues soirées de novembre, les repas qui s'étirent, les tablées chaleureuses. Exactement ce qu'on aime défendre ici : des vins en agriculture biologique ou en viticulture naturelle, travaillés avec intégrité, qui donnent envie de manger, de partager, de revenir.

S'abonner à La Box · Deux bouteilles par mois, sans engagement. Retrait à Ernolsheim-Bruche ou Saverne, ou livraison à domicile.

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